Cadenassage – Gérer et implanter un programme de cadenassage
Cette formation vise à transmettre les notions essentielles pour comprendre, rédiger, implanter et maintenir un programme de cadenassage conforme aux exigences réglementaires du Québec.
Cette année, depuis janvier, nous vous proposions une série de 4 articles autour des « bonnes résolutions » à adopter en maintenance. L’objectif : transformer ces pratiques en habitudes durables pour bien commencer l’année dans votre organisation. Il y aurait d’autres axes d’amélioration mais en travaillant sur les éléments mentionnés, votre entreprise ne peut que y gagner !
Redécouvrons ensemble ces éléments :

Dans un service de maintenance, l’un des problèmes majeurs est l’intervention en mode “pompier”. Ça brise, on répare. Et on attend la prochaine panne. On ne cherche pas à évaluer, connaître, anticiper ou prévenir les problèmes. Il n’existe aucun historique ou suivi sur les problématiques rencontrées.
Pourtant, intervenir uniquement lors d’une panne coûte cher : arrêts non planifiés, stress des équipes, décisions prises dans l’urgence et risques accrus pour la sécurité. Le mode « pompier » épuise les ressources sans jamais traiter les causes profondes. Prendre la résolution de sortir de ce cycle passe par la mise en place d’une maintenance préventive et/ou conditionnelle, notamment en :
Moins d’imprévus, plus de maîtrise : la maintenance redevient un acteur majeur de la performance dans l’entreprise plutôt qu’un frein à l’efficacité. Toute résolution efficace en maintenance repose sur une approche méthodique. Découper les enjeux, définir des priorités (équipements critiques, secteur prioritaire…) et déployer les correctifs selon un calendrier maîtrisé permet d’obtenir des gains mesurables.
L’amélioration durable ne se décrète pas, elle se planifie.
La deuxième résolution concerne la façon de mettre en place une maintenance adaptée et efficace : les outils de travail !
Sans outils adaptés, même les meilleures intentions ont du mal à se concrétiser. Tableurs multiples et obsolètes, informations perdues, suivis incomplets, absence de traçabilité : la maintenance devient réactive par défaut.
Disposer d’un système de GMAO bien paramétré et réellement adapté aux besoins de l’entreprise constitue un excellent point de départ. À cela s’ajoute la mise en place de tableaux de bord clairs et d’indicateurs pertinents (MTBF, taux de préventif, backlog), qui permettent de prioriser, planifier et décider sur la base de faits.
Également, dans notre génération où tout va vite, il est important de rester informé des derniers outils pouvant faire gagner un temps non négligeable :
Les bons outils ne remplacent pas l’expertise terrain, mais ils la structurent, la valorisent et la rendent visible. Résultat : moins d’urgences, plus de cohérence et une utilisation beaucoup plus efficace du temps des équipes.
Le troisième axe d’amélioration que nous proposons touche un sujet qui revient très souvent dans nos échanges avec nos clients : les réunions longues, répétitives… et pas toujours productives.
Ces réunions sont rarement le vrai problème. Elles sont bien souvent le symptôme d’une information mal structurée, mal partagée ou incomplète. Chacun arrive avec sa propre lecture de la situation, ses urgences, ses priorités. Résultat : des décisions floues, des actions mal définies et un suivi difficile sur le terrain.
Améliorer la communication, ce n’est pas “faire plus de réunions”, c’est mieux préparer l’information en amont.
Concrètement, cela passe par :
Des points courts, ciblés et structurés, centrés sur les décisions et les actions à venir, remplacent avantageusement les réunions à rallonge. Moins de temps en salle, plus de temps sur le terrain. Moins de discussions stériles, plus d’actions concrètes.
Parce qu’en maintenance, la valeur ne se crée pas nécessairement autour d’une table… mais bien là où les équipements fonctionnent.
La dernière résolution que nous abordons (même s’il y en aurait bien d’autres !) touche un point absolument critique, tant dans le domaine du bâtiment qu’en milieu industriel : la connaissance réelle des installations et des machines.
Il est difficile — voire impossible — d’intervenir efficacement sur ce que l’on connaît mal. Plans obsolètes, équipements mal identifiés, absence d’historique, documentation dispersée… Dans ces conditions, chaque panne se transforme en enquête improvisée, parfois même en véritable fouille archéologique (sans blague!).
Mieux connaître ses installations, c’est avant tout structurer l’information et la rendre exploitable sur le terrain. Cela passe notamment par :
Cette connaissance approfondie permet de réduire considérablement les temps de diagnostic, de sécuriser les interventions, et d’accélérer la prise de décision, même en situation d’urgence.
Une maintenance bien informée n’est pas seulement plus efficace : elle est plus réactive, plus sécuritaire et plus crédible aux yeux de l’exploitation. Parce qu’en maintenance, la performance commence toujours par la connaissance du terrain.
Mots clés : Résolutions, Maintenance, outils
Date de publication : 12/02/2026
Rédacteur : Hugo Schroeder (Consultant Maintenance)
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Cette formation vise à transmettre les notions essentielles pour comprendre, rédiger, implanter et maintenir un programme de cadenassage conforme aux exigences réglementaires du Québec.
Cette formation vise à sensibiliser et outiller les travailleurs et opérateurs afin d’assurer une maîtrise complète des énergies dangereuses lors des interventions d‘installation, de réparation ou d’inspection.
L’apparition constante de nouvelles normes, règlements et exigences constitue un réel défi pour les gestionnaires et les responsables de la maintenance des bâtiments qui doivent les connaître, en suivre l’évolution et les faire appliquer.